Avez-vous un journal d’entraînement?
Quand j’étais jeune, mes parents nous encourageaient à lire le plus possible, peu importe quoi. J’ai lu plusieurs romans pour jeunes, mais j’appréciais surtout les bandes dessinées. J’ai d’ailleurs appris l’anglais en lisant la série Peanuts et Calvin and Hobbes — que je recommande à tout le monde si vous vous cherchez une petite lecture de salon.
Si vous ne connaissez pas Calvin et Hobbes, chers lecteurs, c’est une bande dessinée qui a été publiée dans les journaux anglophones entre 1985 et 1995. Vous pouvez trouver des albums qui regroupent les bandes selon les années.
Dans cette bande dessinée, Calvin est un jeune garçon de 6 ans qui traîne avec lui son tigre en peluche, lequel prend vie dans son imaginaire. Les deux personnages sont nommés d’après les philosophes John Calvin et Thomas Hobbes, et leurs dialogues sont souvent beaucoup plus profonds que ceux que j’avais à six ans.
Durant le temps des Fêtes, j’ai relu la collection et je suis tombé sur cette strip :
Plus jeune, j’aimais surtout lire les mauvais coups et l’imaginaire de Calvin et Hobbes, mais à ma grande horreur, je me suis rendu compte que je m’identifiais davantage au père de Calvin. Bref, je suis devenu vieux.
Je suis toutefois bien d’accord avec lui à propos de l’importance de garder des notes sur ce que vous faites comme exercices. J’irais même jusqu’à dire que c’est la différence entre s’entraîner et simplement faire de l’exercice. En prenant des notes, vous savez ce que vous avez fait la dernière fois que vous vous êtes entraîné. Vous savez donc quoi faire pour augmenter la difficulté. C’est en accumulant ces notes qu’on bâtit tranquillement un journal d’entraînement.
Tenir un journal d’entraînement rend aussi plus facile le maintien de l’habitude. On développe une imputabilité envers notre journal : il faut aller faire l’entraînement et l’écrire ensuite. C’est une pratique que j’ai adoptée, et pas seulement pour l’entraînement. Je prends aussi en note les améliorations que je fais dans d’autres activités dans lesquelles je veux devenir meilleur. Ça demande une certaine introspection sur la pratique — ou l’entraînement — qu’on vient de faire, et ça permet de revenir plus tard pour constater les progrès réalisés avec le temps.
Maintenant, pas besoin que ce soit un journal papier, même si c’est mon médium préféré. D’ailleurs, si vous commencez à travailler avec moi, vous aurez accès à une application qui vous servira de journal d’entraînement. Vous pouvez aussi utiliser votre téléphone ; bref, n’importe quoi, tant que vous êtes capable de vous y retrouver et de l’amener avec vous à l’entraînement.
Commencez à prendre en note tous vos entraînements et observez si vos progrès augmentent. Faites-moi signe si vous établissez de nouveaux records