Le repos : l’outil le plus sous-estimé en entraînement
C’est officiel, chers lecteurs : je pars en vacances.
Ne vous en faites pas, vous aurez un blogue la semaine prochaine, sans faute. J’ai très hâte de prendre du repos du travail, mais aussi de l’entraînement.
En effet, je ne m’entraînerai pas pendant ma semaine de vacances. Repos complet. L’entraînement reprendra après une semaine de congé, avec plus d’énergie pour continuer mon année 2026, déjà riche en records personnels.
Mais contrairement à ce que vous pensez, je n’écris pas ce texte pour me vanter.
Au contraire, je veux souligner que le repos fait aussi partie de l’entraînement.
Comme je vous en ai parlé la semaine dernière, mon but n’est pas de vous transformer en personne qui ne vit que pour aller s’entraîner au gym. J’aimerais plutôt que vous ayez l’énergie et la force nécessaires pour faire le plus d’activités possible, le plus longtemps possible.
Ça inclut de prendre des vacances.
J’en ai profité pour orienter un peu plus mon entraînement. Quand on entraîne des athlètes, on navigue entre des périodes de saison active et de saison morte, entre des périodes de compétition et des périodes d’entraînement. Ces différentes contraintes donnent un sens à l’entraînement et aident les entraîneurs à choisir et prioriser certaines facettes.
Lorsqu’on sort d’une vie rythmée par un calendrier de compétition, il est facile de tomber dans des cycles où les entraînements vont bien et d’autres où la motivation est au plus bas.
On doit donc se créer des contraintes. Certains vont s’inscrire à des compétitions, moi, je pars en vacances.
Comme je pars en vacances me reposer pendant une semaine, j’ai, avec l’aide de mon entraîneur, poussé l’intensité de mes entraînements afin de cumuler vers une semaine où j’essaie d’établir de nouveaux records personnels. Une espèce de compétition contre moi-même. Ça a aidé à donner une direction à mon programme et à me garder motivé jusqu’au bout.
On peut aussi mieux planifier les charges et les entraînements lorsqu’on a une contrainte dans le temps.
C’est comme ça que je peux prédire mes nouveaux records avant même de les avoir faits.
L’augmentation de l’intensité durant les entraînements devrait aussi se traduire par une augmentation du temps de repos entre les séries. On a parlé la semaine dernière de l’importance de la force dans votre vie. Une des caractéristiques de l’entraînement en force est justement ce temps de repos plus long. On parle d’au moins 2 minutes, mais généralement, ça tourne autour de 3 minutes, voire 5.
Ça peut sembler beaucoup pour certains d’entre vous, chers lecteurs, mais quand on commence à jouer avec de grosses charges, c’est essentiel.
Essayez ça à votre prochain entraînement. Prenez 3 minutes de repos entre vos séries. Si vous trouvez le temps long, augmentez vos charges. Vous devriez avoir besoin des 3 minutes complètes avant de recommencer. Prenez en note vos nouveaux records.
Passer de 1 minute à 3 minutes entre vos séries va assurément vous aider à lever plus lourd.
C’est le même principe pour les vacances. Votre corps peut supporter une certaine quantité de stress au quotidien. Et bien que l’entraînement soit un stress bénéfique pour le corps et l’esprit, il pèse quand même dans la balance.
Prendre des vacances et faire une pause de l’entraînement aide à réduire ce stress, ce qui favorise la récupération.
Si vos vacances durent entre 7 et 10 jours, on estime que vos charges vont diminuer de moins de 10 %. Vous serez de retour à la normale en un rien de temps.
Alors non, prendre une semaine off ne va pas ruiner tes progrès.
Au contraire, c’est peut-être exactement ce qu’il te manque pour passer au prochain niveau.
Parce qu’au final, progresser, ce n’est pas juste en faire toujours plus.
C’est savoir quand pousser et quand reculer pour mieux revenir.
Et si tu reviens de vacances avec plus de force, plus d’énergie et un nouveau record en tête — ce n’était pas une pause.
C’était une stratégie.